Occurences...

"Excusez-moi mais depuis que le roi n'est plus là on a drôlement la paix" (V, 26, Léodagan)

"Et si le roi meurt, par exemple, selon les lois, c'est qui qui gouverne?" (ibid, Calogrenan)

"Quand ya plus de roi, c'est qui le roi?
-Quand ya plus de roi ya plus de roi...
-Quand ya plus de roi c'est caca." (V, 27, Perceval/Merlin/Kadoc)

"Je pars tuer Arthur, c'est ce qui va arriver, autant vous-y faire (...) Je serai là dans peu de temps, quand je ralumerai ce feu, Arthur sera mort, c'est tout, c'est simple, ça se passe de vos ironies." (V, 28, Lancelot)


"En cas de mort du roi..." (V, 29, le jurisconsulte)

Léodagan qui parle de "l'ancien régime" et de son "regretté précedesseur" (V, 30)

"C'est la mort du petit bâtard... Ca lui apprendra à désobéir à sa grande soeur." (V, 34, Anna)

"J'en ai de cui-là là dans mon établissement personnel, mais j'en vends uniquement à ceux qui sont déjà mourants." (V, 36, le tavernier, à propos de la boisson.... Mais c'est plus pour un effet comique qu'autre chose, me semble-t-il)


"Vous voulez que je vous raconte?
-Arthur est mort?
-Non.
-Alors je vois pas très bien ce que vous pourriez avoir à me raconter." (V, 38, Méléagan/Lancelot)

"Si vous tenez tant que ça à la mort d'Arthur, vous avez qu'à vous en occuper vous-même.
-Je n'ai aucun intérêt pour la mort des gens.
-Alors à quoi, bon sang, à quoi?
-A leur sabordage." (ibid)


Là, il faut faire une pause et crier "Astiiieeeeer!" Man dieu, man dieu ; et dire que la moitié des gens qui regardent Kaamelott (au moins) ne savent même pas ce que ce mot signifie. Comme je ne fais que des spoilers à mots couverts, je ne dirais pas le fond de ma pensée, juste qu'encore une fois Méléagan - Carlo Brandt m'a totalement traumatisée. C'est ça, c'est trop parfaitement ça. Et pourtant toute cette séquence ou presque ne figurait pas dans le prime, ce qui ne fait que conforter mon idée que le livre V se finira sur la même image que ledit prime, mais avec un cheminement tout différent jusque là ; plus de détails, de circonvolutions, de révélations peut-être...

"Je vous offrirai la tête d'Arthur ; vous serez fier de moi ; vous me féliciterez ! (ibid, Lancelot)


{Là, ça a moins de rapport, c'est juste un écho que j'ai trouvé assez révélateur, dans l'écriture d'Astier
"Vous vous souvenez de ce que vous vous apprêtiez à commettre la première fois que je suis venu vous trouver dans cette grotte.
-(silence) Oui.
-Eh bien je regrette de vous avoir interrompu, je vous laisse, vous pouvez reprendre les choses où elles en étaient." (ibid, Méléagan/Lancelot)}

A nouveau, on crie tous ensemble (moi toute seule? bon, bon) "merci Astier". Merci merci merci pour cette série qui ne ressemble à rien de connu ; qui fascine et qui passionne.

Arthur, à la fin de l'épisode 39, Unagi V, allongé dans la posture des gisants moyenâgeux.


"Vous m'avez l'air creuvé, vous."
"Ah ben, oui, je suis creuvé."
"Non mais pas seulement. Le visage... Vous trimbalez quelque chose, vous ; en fait vous me faites peur." (V,43, le pêcheur/Arthur)


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# Posté le vendredi 23 novembre 2007 09:04

Modifié le vendredi 30 novembre 2007 08:48

Kaamelott - livre V - Astier is God

Kaamelott - livre V - Astier is God
écrit hier dans le noir à 23h15


Commençons par la fin, co
mmençons par les sentiments ; cette espèce de bourdonnement continu dans les oreilles quand le générique s'affiche -- 23 heures. Une fin terrible, bouleversante, et pourtant tellement logique, au vu des premiers livres -- Lancelot qui envisage de tuer Arthur et fait irruption dans la salle de bain, la dépression latente du roi.

Juste avant il y avait
le passage du théâtre, celui où j'ai eu envie de pleurer et de rire tout à la fois. C'est ça, je crois, le sentiment du sacré : un respect mêlé de crainte. Probablement un hommage d'Astier au "monde" dont il est issu, du théâtre lyonnais ; un théâtre ici devenu scène dans la scène, mise en abyme de l'histoire. Des connections internes, l'histoire du garçon qui criait au loup, et un loup joué par Arthur qui fait face à un autre, plus redoutable encore, Méléagan, l'homme-voix, celui que l'on ne peut cerner et qui lui cerne tout le monde.

Arthur qui remon
te le temps, se repense enfant -- évocation de sa jeunesse à Rome, passerelle pour le livre VI -- revoit son père adoptif (Guy Bedos). Astier se la joue savant, nullement pédant, mais vraiment dans son monde. Plus aucune importance que personne ne sache qui sont les dieux évoqués -- Ogma, dieu de l'éloquence -- ou pourquoi leur symbolique s'inscrit magnifiquement dans l'évolution d'Arthur.

Plus aucune impor
tance car on est au-delà de ça ; on a dépassé le "premier niveau" qui existait dans les premiers livres. La rencontre avec le pêcheur (Patrick Bouchitey) en est le meilleur exemple. Ce n'est plus drôle, c'est seulement tragique. Ce pêcheur qui attend son fils parti en mer depuis quatorze ans, et qui ne supporte pas la mer, qui rêve qu'il la vide. Sorte de parabole pour Arthur, récit fabuleux qui s'inscrit dans le récit d'une légende. Une photographie juste parfaite, avec des couleurs qui elles-mêmes ont un sens, au-delà de la perfection visuelle. Ce phare, vert. Le feu, qui s'éteint. Arthur nimbé de rouge -- plongé dans le noir complet.

E
t la phrase de Méléagan, qui me hantera probablement pendant des années, "c'est vous qui avez demandé un guide!" Un guide physique, certes, que l'on peut payer avec de l'or et à qui l'on peut demander de ralentir ; un guide métaphysique, implacable personnage faisant surgir au grand jour les ténèbres dans lesquelles s'est enfoncé Arthur.

Encore avant,
et pendant tout le film quasiment, il y a la recherche des enfants. Au départ pour des raisons de succession, pour fuir un peu le château aussi, sans doute, et puis en fin de compte ça se transforme en une quête, la quête d'une descendance -- la crainte de ne pas en avoir ; une quête de ses propres origines peut être également. Arthur est de plus en plus seul, à mesure que cette quête avance, seul avec lui-même, seul avec son guide.

Ce
tte fin oppressante, c'est la suite logique de la tonalité de ces deux "quarts" de livre V. Sombre? Je ne dirais pas que c'est sombre, je dirais qu'Astier s'est lâché. Il a rompu les amarres, il a cessé de faire quelque chose qui ait une étiquette. Tout ce qui n'était qu'évoqué, tout ce qui n'existait qu'à l'état de menace, d'allusion devient réel et attaque. Loth cède la place à Anna, la redoutable demi-soeur d'Arthur, et pour une fois les moments d'action sont bien intégrés dans le film, bien filmés.

Certes le comiqu
e est toujours présent, car comme dans la vraie vie, rien n'est jamais désespéré, mais ce n'est plus du comique au sens où il y aurait des blagues attendues, des réparties débiles qui font rire. Le comique lui aussi est poussé à bout ; Astier est allé toucher le fond dans les deux extrêmes du rire et des larmes. Le clan des Semi-Croustillants est parfaitement abscons et ses dirigeants "en dehors des réalités", mais ç'en est à un stade même plus quantifiable. Ce n'est plus drôle par rapport à une norme, c'est drôle parce qu'ils se créent leur propre norme, en autonomie totale, en roue libre dans le non-sens.

De l'autre cô
té, la caractéristique essentielle du livre V, c'est la tragédie. Une sorte de réflexion sous-jacente sur le monde et les choses, qui parvient en définitive à la conclusion que tout est fouaré, qu'il n'y a plus rien à en tirer. Tragédie parce que les personnages sont poussés à bout ; pourtant tout le film n'est pas noir, c'est même plutôt coloré, visuellement parlant. Il y a juste cette légère amerture en fond. Un des plus beaux moments du film, paradoxalement, est un des plus plats, des plus ternes au niveau de la réalisation ; quand Arthur retourne la soi-disant couronne qui passe de main en main depuis le début. Il est le seul à y voir ce qu'elle est vraiment : une jatte, un plat sur pied, ce que je me tuais à dire depuis le début. C'est à la fois le moyen de montrer la supériorité d'Arthur, mais aussi de souligner son isolement, sa tristesse ; il ne peut pas y voir comme les autres un symbole de pouvoir, parce que le pouvoir ne l'intéresse pas.

Mais bon, ya aussi des joyeusetés, faut p
as croire comme ça, c'est seulement que la fin m'a retournée, à partir du passage du théâtre... L'écriture jubilatoire d'Astier est encore et toujours au rendez-vous. Les jeux de mots sont parfaits et les situations grotesques abondent. Loth qui fait des ronds de jambe pour tater le terrain et voir si sa femme ne serait pas contre l'idée qu'il change de banquette dans la cariole est mythique.

Pour finir, revenons
au début, puisque toute cette critique nocturne remontait le fil chronologique du film. Toute la première partie était à la fois connue et dépaysante. La table ronde désorganisée -- de l'absence de roi, on passe à trop de rois --, Kaamelott squatté par un jurisconsulte chieur (Clavier dans le rôle de l'inscruste emmerdeur), les paysans, sous un jour nouveau, dignes des Deschiens. Les champs. Venec. Les tours de guet qui servent enfin à quelque chose. Un couard qui manque de tuer Lancelot. De la vraie magie. Des tentatives d'assassinat. My.

# Posté le mardi 06 novembre 2007 03:52

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:34

SGA 4x06 Tabula Rasa

SGA 4x06 Tabula Rasa

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First, there was the stor
y: a virus causes amnesia and the whole City is infected. Though very simple, it brings a new light on each character. How they react when they lose their grip on the present things and how they try to organize themselves.

Then, the str
ucture of the episode itself ; the opening, with McKay speaking to his amnesiac self through a video, was teasing and the whole flashbacks structure created dynamism in this rather slow episode. Each thing was getting in place slowly but the alternate scenes, between present and past, conveyed a sense of urgency, it enlightens the fact they are running out of time.

Third reas
on for which I rated it 10, is the use of the City as a playground. In my opinion, the great thing with SGA is the fact they don't even need to go off world to have a good episode. It creates a suspenseful atmosphere, and the sets are more and more realistic. (The scene where Carter and McKay get to a balcony when they are searching for Teyla whereabouts and have a view of the immense illuminated city left me speechless.)
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 03:30

Une fois n'est pas coutume, review avant l'heure... Pre-Kaamelott Day

Une fois n'est pas coutume, review avant l'heure... Pre-Kaamelott Day
Après une légère crise de nerfs à force de voir Clavier partout dans tout les articles au sujet de la soirée Kaamelott de lundi prochain -- j'ai même failli mourir étouffée sur place en lisant une interview où Clavier parlait de faire venir Balasko et Lhermitte (au secoooouuuurs) -- j'ai été un peu réconfortée en tombant sur cette critique, certes lapidaire, mais qui cerne bien le truc à mon avis :

"
Alexandre Astier s'autorise une réflexion audacieuse sur la solitude du pouvoir. Un peu plus grave et profonde, cette deuxième partie du Livre V mérite de rallier un nouveau public."

Réjoui
ssant déjà, le ton laudatif, qui n'est pas vraiment habituel de la part du magazine TV dont je tire ça (un truc édité par des vieux, rédigé par des vieux, qui n'aiment rien, et qui le clament à tout bout de champ), et également le respect visible du type qui a écrit ça. Qui a saisit que c'est Astier le centre de Kaamelott (et pas Clavier ou tout autre guest en vue). Qui a comprit le principe des livres. Qui ne critique pas l'assombrissement de la série mais cherche à lui donner un sens.

Pour m
a part je suis partisane du "Astier, fais ce que tu veux, de toute façon ça ne peut être que mortel" (voui, "mortel" est un terme de critique laudatif, tout à fait). Si Astier change radicalement le rythme, le format, les personnages, les ambiances, l'histoire, je suis d'accord et je comprends. Il y a du sens dans ce qu'il fait, et le changement n'est pas à qualifier en "mieux" ou en "moins bien", mais juste à comprendre.

Donc
pour récapituler, après avoir soutenu mordicus que je regarderai pas ce deuxième prime version longue, pour pas m'auto gacher le suspense, après avoir couardiment fait volte-face après avoir vu cette bande-annonce de folie (Arthur à la plage? Kaamelott qui devient un road-movie à travers la Bretagne? du whump? Méléagant? des.. des catacombes?!), je vais finalement céder à la tentation (gnagna.. vive les paiens!) et lundi 5 novembre je serai devant ma TV, dans le noir, malgré Clavier, malgré les extraits tout stressants, malgré tout ça, parce que Astier est mon idole absolue en matière d'innovation télévisuelle, je le suivrai partout partout...

PS: P
eu de rapport, mais si vous avez le temps passez lire ma fic pseudo-culturelle (parodie du livre Perceval ou le Roman du Graal) : "Le Roi Pêcheur et la Question
PS
bis : en fait je sais ce que j'aime pas, c'est Clavier au naturel, pas le Clavier-jurisconsulte chiant XD.. lui il est très bon
quelques vi
déos pour vous :
extrait
interview Astier
interview au débot Tchéky Karyoooo ♥

# Posté le samedi 03 novembre 2007 14:32

Modifié le lundi 05 novembre 2007 04:25

J'aime... (en mode Amélie Poulain)

j'aime la pluie
j'aime le soleil quand il pleut encore un peu, mais pas tout à fait

j'aime rembobiner de vieilles cassettes et regarder des bouts d'enregistrements oubliés, au hasard

j'aime ne jamais savoir ce que je vais mettre le lendemain
j'
aime quand les pantalons prennent la forme des jambes, à force d'être portés
j'aime le lente dégradation des choses

j'aime finir les pots de nutella avec une grande cuillère
j
'aime mettre du sel dans le citron et tremper mon doigt dedans

j'aime l'idée qu'on m'aime, quelque part très loin dans l'Est

j'aime mes cheveux... eux non

j'aime couper le son et fermer les yeux pendant la bande-annonce pour le deuxième épisode

j'aime écouter la musique très fort dans un endroit très bruyant
j'
aime écouter la musique tout faible dans le silence

j'aime les films où l'on sait ce que pensent les personnages, même s'ils ne le disent pas
j'
aime pleurer devant un film beau

j'aime les vacances
j'aime l'automne

j'aime les vieilles photos sépia et les gens qui n'ont plus de nom

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 05:50