Review du soir, espoir (c'est surtout que demain j'aurais pas le temps)

Quelques 15 heures à peine après la diffusion américaine je me suis donc regardé le troisième épisode de la saison 4 de Stargate Atlantis, intitulé "Reunion", ce qui est bien parce qu'il n'y a pas besoin de le traduire...

C'était... biza
rre.
Bizarre parce que les personnages ont changé ; personnellement j'étais plutôt indifférent
e à l'arrivée de Carter sur Atlantis -- en tant que chef de l'expédition -- et j'attendais juste de voir comment ça allait se faire. Je pense que sa place est intéressante dans la série, ni centrale, ni envahissante, c'est juste un personnage nécessaire qui amène avec lui toute une nouvelle dynamique.

Cet épisode était bizarre,
donc, d'une part parce que c'était le premier de cette nouvelle saison à se passer hors de la Cité (off-world), à développer une intrigue secondaire le temps d'un épisode, et surtout le premier n'impliquant pas de plans dans l'espace et des vaisseaux spatiaux qui explosent...
Et d'au
tre part, à cause de sa construction particulière. Tout le début est assez lent (très peu d'action pendant toute la première partie), avec des parallélismes (Ronon et Sheppard qui viennent successivement demander à une Carter fraichement débarquée de leur faire une faveur), un brin d'humour (McKay qui s'imagine futur chef)...

Et puis et puis, ça bascul
e, dans le grand n'importe quoi tout d'abord -- tout le monde se fait "stunner", les Wraith ont l'air plus ridicules que jamais, les gentils potes à Ronon se révèlent être des "Wraith worshippers" (on s'en doutait un peu), et les décors qui avaient une allure plus sombre et plus sérieuse redeviennent pendant un instant nazes...
Mais la fin rattrape tout
, grace à Ronon, grace aux combats, et grace à tout ce qu'il ne dit pas .
J'aime cent fois mieux quand les épisodes so
us-entendent des choses, au lieu d'affirmer, de montrer ostensiblement ce que tout le monde sait déjà. Une bonne dynamique entre personnages ne doit jamais être caricaturale.

En fin de compte, c'était un bon "tro
isième épisode" (l'épisode crucial dans une série, le tournant grace auquel on commence à s'écarter des épisodes "mise en place de l'histoire et de la ligne directrice de la série/saison"... cf. ep 103, 38 minutes, qui est la seule raison pour laquelle j'ai regardé la suite de SGA)

J'aime, j'attends de vo
ir la suite. Vivement Doppelganger... (yummy Shep whump)


ps: "Et là, je devrais mettre une image, mais pff, yen a marre..." (les adeptes de Kaamelott auront reconnu une parodie du roi Loth)

# Posté le samedi 13 octobre 2007 15:56

Comme le sel dans les sablés...

Comme le sel dans les sablés...
Hier, j'écoutais In Rainbows, le nouvel album de Radiohead, en me disant qu'il était vraiment surestimé, et les arrangements des musiques m'ayant fait pensé à Blur, plus exactement à l'album 13, que je n'avais pas sur mon mp3, je me suis mise à écouter Think Tank, et une chose en entrainant une autre, je suis retombée sur The Good, the Bad and the Queen, et plus précisément la dernière chanson du cd, la chanson éponyme sur un album éponyme...

Et là, dans le noir, dans mes pensées, je ne faisais plus rien du tout qu'écouter, et j'ai entendu un "ting" répétitif. Juste un petit bruit, comme le son d'un triangle ou d'un touche éfleurée sur un piano... Un son que je n'avais jamais consciemment perçu, mais qui pourtant se trouve là, dans la chanson ; il en fait partie qu'on l'entende ou non.
Et ça m'a fait penser à Damon, le créateur, le maître d'oeuvre, qui a -- consciemment ou non, là encore -- voulu que ce "ting", cette note distincte, apparaisse à ce moment précis.

C'est inutile, mais ça m'a plu, j'aime l'idée d'une passion pour l'inutile, d'une minutie qui irait jusqu'à ordenancer ce que personne n'entend...
Comme le sel dans les sablés, ces gateaux que je suis la seule à aimer parait-il ; il est là, il est nécessaire et pourtant on ne le sait pas, mais parfois, on tombe sur un petit grain qui nous rappelle sa présence...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 13 octobre 2007 06:54

Modifié le samedi 13 octobre 2007 10:45

"Juste, regardez!" (à dire avec la voix de Méléagant)

Je suis sûre qu'Astier a entendu (transmission de pensée, quelque chose comme ça, soyez imaginatifs que diable!) que je ne voulais pas regarder le prochain prime (diffusion fixée à une date indéterminée, présupposée en novembre) de Kaamelott V-2.

Et que cette bande-annonce, c'est pour m'obliger à
me maudire intérieurement (tout fort, aussi), et à envisager la parjure à moi-même (de m'auto-parjurer?)

Com
ment je vais parvenir à ne pas regarder le prime...

Y a-t-il même e
ncore un sens à ce refus? Cette bande-annonce annonce (cette phrase est moche, je sais) quelque chose de tellement cinématographique...

Pauvre de moi...

Vive Astier, vive l'homme en noir, les semi-croustillants, le nouveau roi Caradoc (?), les deux cons, etc...

edit : je viens de réaliser que ce trailer en montre/dit à la fois trop et pas assez...
et y
a du whump... vive Venec! (c'est con à dire, mais je crois que rien que pour ça je pourrais céder à la tentation et regarder le prime...)
et Clavier me parrait pas si naze finalem
ent
et y
a presque pas de trace de Perceval (TT Percy! revieeens!).. par contre j'ai entr'aperçu Kadoc!
et la f
in a l'air terrible (*grins*)
et Arthur grimpait en fin de compte, s
ur la photo/spoiler qui a circulé pendant l'été (!!)
et je m
e demandais si le médaillon qu'on voit entre les mains d'Arthur dans les photos n'est pas cui de Lancelot... (ne?)
et j
'en peux plus d'attendre (puipuipui)
vivement novembre ...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 09:59

Modifié le mercredi 17 octobre 2007 14:11

Guerre Sainte

Je n'avais jamais réfléchi ouvertement à la question, même si je sais, comme tout le monde, de quoi il retourne... Intérieurement je suis torturée entre un anti-américanisme primaire et une aversion pour toute religion qui prétendrait me dire comment agir, et a fortiori me dire qui combattre...
Pourtant la religion --
tout comme les Etats-Unis -- exerce sur moi une certaine fascination.


Mais venons-en au fait, que j'en débarrasse ma tête bien encombrée pour reto
urner à mon grec et au pragmatisme salvateur de Xénophon.

J'ai
regardé l'épisode 10 - saison 2 de Criminal Minds (Esprits Criminels), intitulé Lessons Learned, épisode centré sur le Jihad (la Guerre Sainte, bien que, comme le fait remarquer à très juste titre Spencer Reid, les mots "guerre" et "sainte" n'apparaissent jamais ensemble dans le Coran), les méthodes d'interrogatoire à Guantanamo, et les cellules terroristes sur le territoire américain.

Certes, ce n'e
st pas le premier épisode d'une série (américaine) qui traite de ce sujet, et qui fait ouvertement référence au 11 Septembre (d'ailleurs ce fut pendant un temps la "mode" de sortir un épisode sur les attentats, dans toutes les séries, de même que pour Katrina, ensuite), en revanche, c'est bel et bien la première série qui ne fait pas apparaitre le tout comme incompréhensible -- bien qu'aux yeux de la majorité des américains cela soit irrémédiablement le cas -- et inexplicable.

Le terroriste
ici présent est éduqué -- et en définitive se révèle même être de nationalité américaine -- très intelligent, et capable de défendre sa cause face à un Jason Gideon particulièrement fin et inspiré lui aussi.

Car le "fasad" (
cf. cet article), bien que le fait d'extrémistes jusqu'au-boutistes, reste un mouvement appuyé sur le Coran, le déformant comme cela lui chante, certes, mais ce que je veux dire c'est que ça ne sort pas de nulle part, et que ces terroristes ne sont pas le "mal" incarné sur terre. Ils ont leurs raisons -- que je ne cautionne pas, que Gideon ne cautionne pas, que personne ne devrait cautionner, mais qu'il convient d'écouter, afin de les démonter.

Cet épisode
montre aussi une autre facette des organismes fédéraux américains, celle qu'aucune série ne pointe réellement (n'ose pointer?... Car il ne faut pas se voiler la face, quand 25 séries dépendent du même producteur, Jerry Bruckenheimer, il y a forcément un nivellement par le bas qui finit par se créer, et une uniformisation des points de vue). La désorganisation, le manque de communication entre CIA et FBI, la NSA vaguement évoquée qui surveille les conversations et les emails de toute l'Amérique...
Guantanamo enfin, et la réfé
rence explicite à la torture -- physique et mentale -- employée pour faire parler les détenus, qui ne sont même plus considérés comme des être vivants (dixit l'épisode).

Je ne prétends pas que cet épisode m'a o
uvert les yeux sur quoi que ce soit, je ne prétends pas non plus qu'il fasse l'apologie d'un tel mouvement, mais en se servant d'un point de vue extérieur, celui des agents du BAU (Behaviorial Analysis Unit -- unité d'analyse du comportement), qui ne veulent qu'une chose : sauver des vies, mais qui sont pour ce faire obligés de comprendre le terroriste qu'ils interrogent, permet un traitement différent du problème, différent de ce qu'on a l'habitude de voir et d'entendre.

En définitive ce mouvement apparait comme non seulement motivé par la religion, ou plus exactement la déf
ormation des propos de Mahomet (mais c'est sans doute le cas dans nombre de religions, je n'en fustige aucune en particulier), mais aussi par une volonté politique et économique. Si l'ennemi est l'"américain capitaliste" (et infidèle) dans toute sa splendeur ce n'est pas un hasard. C'est cette confusion entre choc des cultures, choc des pays riches et du capitalisme individualiste exacerbé des Etats-Unis qui tend à montrer les limites de ce mouvement.

Point, pas final, mais j'ai pas l'habitude de parler de sujets sérieux...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 10 octobre 2007 12:11

Modifié le mercredi 10 octobre 2007 13:10

Mon Anabase à Moi...

Anabase à cause de St John Perse, bien sûr, Anabase à cause de Xénophon, forcément... C'est la montée, le jaillissement, et, plus pragmatiquement, l'expédition vers la Perse des Dix Mille, des mercenaires grecs.

Je ne suis pas un mercenaire (quoique, donnez-moi une pelle et vous verrez bien), je ne suis pas montée bien haut, juste à Strasbourg, presque en Allemagne, dans le Bas-Rhin, qui est en haut, allez savoir...

Et puis il y a ce devoir de français, où j'ai cherché désespérément dans une troisième partie (toujours trois parties, toujours) à réconcilier la prose et la poésie, pourquoi pas, en me raccrochant à des poèmes comme "la ville" de Rimbaud, une sorte de description anti-réaliste poussée à son paroxysme...

Donc voici quelques "shattered thoughts", des pensées éparses, jetées ça et là avec un soucis de la forme et du détail, parce que je suis comme ça, je recherche la perfection là où il n'y a que du banal, l'aventure humaine quand ce n'est que la réalité brute...

Laissez-moi rêver...

(à suivre)

# Posté le lundi 08 octobre 2007 14:38